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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:51

Le droit de réponse permet, en France, à toute personne, physique ou morale, "nommée ou désignée" dans un média de faire publier sa version des faits.

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Chers lectrices et lecteurs, bonjour !

100 jours après les municipales 2014, votre blogueur de service ne voudrait pas que le débat cesse pour six années. N'avons-nous pas été invités à prendre notre part dans la vie communale ? La communication par blog entre autres, est un moyen direct, rapide et peu onéreux qu'il convient d'utiliser à temps et à contre-temps, en soutien pourquoi pas et en interpellation s'il le faut. D'aucuns ont réclamé hier le "mariage pour tous", aujourd'hui prenons la liberté, l'audace de la "Parole pour tous". Prenons au mot ce qu'a énoncé "Notre liste ", « Être citoyen, c'est avoir le droit de s'exprimer à tout moment dans la vie locale, le droit d'être pleinement associé aux processus de décision, le droit d'interpeller et d'exiger des élus qu'ils rendent compte. Les propositions contenues dans la présente plaquette sont autant d'engagements que nous avons élaborés et que nous mettrons en œuvre avec vous, sous votre contrôle et avec votre participation ».

Fort de cet appel solennel, disons ensemble, lectrices, lecteurs, commentateurs, comme certains opposants dans certaines manifestations « On ne lâchera rien ! »

Revenons-en au titre de cet article par un développement "Poil à gratter"...

Par analogie, osée peut-être, je dirai qu'au lendemain d'une élection favorable : "On ne naît pas conseiller municipal : on le devient" et par extension encore, risquée sans doute, j'ajouterai "On ne naît pas maire ni adjoint, ni responsable de quelque commission que ce soit, élus par ses pairs : on le devient"

La question est de savoir, comment on le devient ! Quels moyens on prend pour le devenir !

Le citoyen élu, n'est plus un citoyen comme les autres au sein de son village. En plus de ses activités habituelles précédentes qu'il poursuivra, il est investi d'une mission. Une mission, politique dans le sens premier du terme, qui est le souci, la gestion du bien public en mettant de côté ses propres intérêts, et naturellement ceux de son groupe.

La gestion du bien public ne nécessite-t-elle pas une formation pour?

Travailler :

un dossier de sécurité routière.

un dossier de rénovation et de mise aux normes d'un immeuble locatif.

un dossier d'aménagement d'aires de stationnement.

un dossier d'embellissement du village.

un projet social de 'solidarité envers les familles et les seniors'.

Pratiquer une gestion totalement transparente des comptes et du financement des projets de la commune.

Animer des rencontres, débats, réflexions collectives et obtenir des citoyennes et citoyens leur participation à la vie du village.

Être capable de maintenir une certaine communication de tous les instant avec la population telle qu'elle est. Dans sa diversité, ses bons et moins bons côtés. Ceux-ci se satisferont facilement de ce qui se fera ou ne se fera pas, peu leur importe. Ceux-là seront plus exigeants, ils aimeraient un village qui évolue, acceptant même quelques points de plus d'augmentation de leur contribution à la fiscalité locale.

Personne n'a d'office les compétences au lendemain de son élection. S'en remettre, comme cela a déjà été dit, au percepteur, au Conseiller Général, à la Covati, à la Préfecture, parce qu'ils sont censés être compétents en tout, n'est-ce pas renoncer à son autonomie, sa liberté, sa créativité ? N'est-ce pas devenir un simple rouage, un de plus, des administrations ? Ils ont certes, une aide, un conseil à apporter mais ils ne sont pas les gestionnaires indirects de la commune.

En matière de formation, nous n'avons eu aucune précision sur le sujet. Ni d'une liste, ni de l'autre d'ailleurs.

Nous aurions pu espérer, quelques mois après la constitution de la nouvelle équipe de gestion, qu'une sorte de déclaration de "politique générale", programme pour les six années à venir soit faite aux citoyens. Les ressources sont connues pour les six années à venir. Les dépenses courantes incompressibles et récurrentes sont connues pour les six années à venir. Les annuités d'emprunts sont connues également pour les six années à venir.

On peut donc, prévoir la réalisation et le financement de projets précis à étaler sur les six années à venir.

Pour terminer ces propos je vous propose, chers lectrices et lecteurs, élus et simples citoyens de méditer cette phrase de Michel-Ange reprise ci-dessous, imagée de randonneurs en montagne, parlant beaucoup à votre "Pèlerin de l'an 2000 ".

Chacune, chacun retrouvera dans les propositions électorales passées, les ambitions "élevées" ou "modestes" des uns et des autres.

Bonne méditation, bonne réflexion. Et que foisonnent les commentaires ! Que la pause traditionnelle de l'été n'étouffe pas la créativité, ne freine pas l'audace d'une parole. Soyons des vivants, des preneurs de risques !

À bientôt, à très bientôt.

Votre blogueur de service, agitateur d'idées, lanceur d'alerte, poil à gratter.

On ne naît pas femme : on le devient   S. de Beauvoir

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