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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:55

D'après une réflexion de Daniel Duigou du journal La Croix commentant un texte biblique. Larges reprises de considérations générales, qui peuvent intéresser tout homme de bonne volonté. J'ai simplement ajouté quelques éléments de liaison (….). Le texte en entier peut être comuniqué à qui le souhaite sur simple demande à mon adresse courriel.

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Chers lectrices et lecteurs,

J'ai le plaisir de vous partager cette réflexion qui n'a pas manqué de me bousculer une nouvelle fois. Je m'interroge régulièrement sur les raisons qui me poussent à bloguer. J'ignore si j'ai raison de le faire. Je pense toutefois avoir bien des raisons de le faire. Des mots, entre autres, comme : prêt-à-penser- penser différemment que la foule, assumer sa liberté- position active et non passive, participative et non soumise- ne me laissent pas indifférent au contraire, vous le savez.

Alors, si le cœur vous en dit et ne craignez par la migraine ! Bonne lecture !

Dans ce XXIe siècle, nous sommes à la frontière entre une civilisation et une autre. Et pas n'importe laquelle. Ce changement de civilisation remet radicalement en question l'identité de l'homme, au point que des philosophes et des sociologues, des psychanalystes et des généticiens, se demandent si l'humanité telle que nous l'avons jusqu'ici définie existe encore. Si, demain, il y aura toujours un « je » qui parle. La science dans ses applications possibles entraîne dès maintenant une déconstruction des repères fondamentaux qui servaient hier à dire la vie, de la naissance à la mort. Les mots comme « mère » ou « père » signant jusqu'ici l'origine d'un être humain ne peuvent plus désigner les nouveaux processus de la conception d'un individu dans les éprouvettes des laboratoires. La recherche progresse si rapidement que de nouveaux prophètes annoncent pour bientôt la mort de la mort, alimentant ainsi les fantasmes de toute-puissance dans un monde sans limites pour un homme sans gravité. Alors qu'aujourd'hui les politiques n'ont pour seul horizon que les prochaines élections, demain, la connexion entre les nouvelles applications de la science, les impératifs de performance et de rentabilité de l'économie ultralibérale et les virtualités du réseau Internet via le numérique feront exploser le genre humain. (On parle aujourd'hui de "surhumains" de "transhumains", ou encore "d'homme ajouté". Grâce à la nanotechnologie, on vous implante une puce ici et là et le tour est joué. Ce n'est plus de la science fiction). Ce n'est évidemment pas la science qui est en cause, mais son utilisation sans bornes qui conduit à une nouvelle et tragique dictature mondiale. Nous sommes, affirment des scientifiques, au bord de l'abîme.

C'est donc à nous, hommes et femmes du XXIe siècle confrontés à un changement radical de perspectives de civilisation,( qu'est posée la question existentielle, métaphysique :est-ce que j'accepte sans broncher cette perspective comme un progrès,est-ce que je suis prêt à tout simplement suivre le mouvement pour être comme tout le monde ? Avec la risque bien entendu de me marginaliser.)

Se poser les questions libère ainsi l'individu d'un prêt-à-penser en l'autorisant à penser par lui-même, à penser différemment que la foule, à accepter sa subjectivité et sa singularité pour inventer son destin dans son désir d'homme, celui d'être homme, vraiment homme (en tant qu'homme ou femme). Il lève ainsi la culpabilité d'être un dans sa différence, se détachant des autres jusqu'à éventuellement s'opposer à eux et affirmant sa manière d'imaginer la suite de son histoire et (rester donc une femme, une homme) responsable du sens de sa vie. Prêt à assumer sa liberté à travers des choix, à la défendre et à l'utiliser pour construire son bonheur, à participer à la création pour le plaisir d'inventer le sens. Pour rester un homme debout, capable de dépasser ses conflits internes et ses contradictions, ses peurs et ses haines, pour qu'à son tour, en lui et à travers son projet, le désir de vie l'emporte sur celui de la mort. Et donc d'aller jusqu'au bout de sa responsabilité( d'homme libre et non d'individu quelconque formaté par le language des nouvelles idéologies sussurées par des gouroux manipoulateurs et avides de pouvoir. L'homme libre) est ainsi dans une position active et non passive, participative et non soumise.

Il ne s'agit pas de refuser le progrès, mais, au contraire, de s'en servir pour améliorer le sort de l'homme dans son humanité. Le chantier est donc immense, à la mesure du danger.

Aujourd'hui, dans cette phase de désymbolisation de la pensée dans laquelle est plongé le XXIe siècle, la société doit être interpelée pour qu'elle invente de nouveaux repères pour vivre la vie et non la détruire, pour resituer l'homme au centre de cette vie et non le nier, pour inventer le sens de l'humain dans la nouvelle configuration que rend possible la science et, ainsi, réenchanter le monde. Comme le disait déjà Péguy(1), le risque de son autodestruction est réel; il en a désormais les moyens et, peut-être, inconsciemment, l'envie, dans un délire de toute-puissance,

  1. L'écrivain est mort il y a un siècle, au début de la Grande Guerre, le 5 septembre 1914.

À bientôt, à très bientôt.

Votre blogueur de service, agitateur d'idées, lanceur d'alerte, poil à gratter.

D'après une réflexion de Daniel Duigou du journal La Croix commentant un texte biblique. Larges reprises de considérations générales, qui peuvent intéresser tout homme de bonne volonté. J'ai simplement ajouté quelques éléments de liaison (….). Le texte en entier peut être communiqué à qui le souhaite sur simple demande à mon adresse courriel.

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Chers lectrices et lecteurs,

J'ai le plaisir de vous partager cette réflexion qui n'a pas manqué de me bousculer une nouvelle fois. Je m'interroge régulièrement sur les raisons qui me poussent à bloguer. J'ignore si j'ai raison de le faire. Je pense toutefois avoir bien des raisons de le faire. Des mots, entre autres, comme : prêt-à-penser- penser différemment que la foule, assumer sa liberté- position active et non passive, participative et non soumise- ne me laissent pas indifférent au contraire, vous le savez.

Alors, si le cœur vous en dit et ne craignez par la migraine ! Bonne lecture !

Dans ce XXIe siècle, nous sommes à la frontière entre une civilisation et une autre. Et pas n'importe laquelle. Ce changement de civilisation remet radicalement en question l'identité de l'homme, au point que des philosophes et des sociologues, des psychanalystes et des généticiens, se demandent si l'humanité telle que nous l'avons jusqu'ici définie existe encore. Si, demain, il y aura toujours un « je » qui parle. La science dans ses applications possibles entraîne dès maintenant une déconstruction des repères fondamentaux qui servaient hier à dire la vie, de la naissance à la mort. Les mots comme « mère » ou « père » signant jusqu'ici l'origine d'un être humain ne peuvent plus désigner les nouveaux processus de la conception d'un individu dans les éprouvettes des laboratoires. La recherche progresse si rapidement que de nouveaux prophètes annoncent pour bientôt la mort de la mort, alimentant ainsi les fantasmes de toute-puissance dans un monde sans limites pour un homme sans gravité. Alors qu'aujourd'hui les politiques n'ont pour seul horizon que les prochaines élections, demain, la connexion entre les nouvelles applications de la science, les impératifs de performance et de rentabilité de l'économie ultralibérale et les virtualités du réseau Internet via le numérique feront exploser le genre humain. (On parle aujourd'hui de "surhumains" de "transhumains", ou encore "d'homme ajouté". Grâce à la nanotechnologie, on vous implante une puce ici et là et le tour est joué. Ce n'est plus de la science-fiction). Ce n'est évidemment pas la science qui est en cause, mais son utilisation sans bornes qui conduit à une nouvelle et tragique dictature mondiale. Nous sommes, affirment des scientifiques, au bord de l'abîme.

C'est donc à nous, hommes et femmes du XXIe siècle confrontés à un changement radical de perspectives de civilisation,( qu'est posée la question existentielle, métaphysique: est-ce que j'accepte sans broncher cette perspective comme un progrès, est-ce que je suis prêt à tout simplement suivre le mouvement pour être comme tout le monde ? Avec le risque bien entendu de me marginaliser.)

Se poser les questions libère ainsi l'individu d'un prêt-à-penser en l'autorisant à penser par lui-même, à penser différemment que la foule, à accepter sa subjectivité et sa singularité pour inventer son destin dans son désir d'homme, celui d'être homme, vraiment homme (en tant qu'homme ou femme). Il lève ainsi la culpabilité d'être un dans sa différence, se détachant des autres jusqu'à éventuellement s'opposer à eux et affirmant sa manière d'imaginer la suite de son histoire et (rester donc une femme, un homme) responsable du sens de sa vie. Prêt à assumer sa liberté à travers des choix, à la défendre et à l'utiliser pour construire son bonheur, à participer à la création pour le plaisir d'inventer le sens. Pour rester un homme debout, capable de dépasser ses conflits internes et ses contradictions, ses peurs et ses haines, pour qu'à son tour, en lui et à travers son projet, le désir de vie l'emporte sur celui de la mort. Et donc d'aller jusqu'au bout de sa responsabilité( d'homme libre et non d'individu quelconque formaté par le language des nouvelles idéologies susurées par des gourous manipulateurs et avides de pouvoir. L'homme libre) est ainsi dans une position active et non passive, participative et non soumise.

Il ne s'agit pas de refuser le progrès, mais, au contraire, de s'en servir pour améliorer le sort de l'homme dans son humanité. Le chantier est donc immense, à la mesure du danger.

Aujourd'hui, dans cette phase de désymbolisation de la pensée dans laquelle est plongé le XXIe siècle, la société doit être interpelée pour qu'elle invente de nouveaux repères pour vivre la vie et non la détruire, pour resituer l'homme au centre de cette vie et non le nier, pour inventer le sens de l'humain dans la nouvelle configuration que rend possible la science et, ainsi, réenchanter le monde. Comme le disait déjà Péguy(1), le risque de son autodestruction est réel; il en a désormais les moyens et, peut-être, inconsciemment, l'envie, dans un délire de toute-puissance,

  1. L'écrivain est mort il y a un siècle, au début de la Grande Guerre, le 5 septembre 1914.

À bientôt, à très bientôt.

Votre blogueur de service, agitateur d'idées, lanceur d'alerte, poil à gratter.

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commentaires

Clo 28/08/2014 04:52

Intéressant. Je m'interroge souvent à ce sujet. Le XXIème siècle me fait peur. Évolution ou régression? Probablement un peu les deux. Mais révolution sûrement.