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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 05:39

Chers lectrices et lecteurs, bonjour !

Pour ceux qui ont choisi de poursuivre la lecture de "LAUDATO SI", je vous propose aujourd'hui les numéros 4 à 6.

Quelques phrases clés :

4- « Par une exploitation inconsidérée de la nature [l’être humain] risque de la détruire et d’être à son tour la victime de cette dégradation »

5- « tenir compte de la nature de chaque être et de ses liens mutuels dans un système ordonné »

6- « la dégradation de l’environnement est étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine »

Bonne lecteurs et prenez la parole !

À bientôt, à très bientôt.

Votre blogueur de service, agitateur d'idées, lanceur d'alerte, poil à gratter. Et aussi, colibri, bec ouvert, virevoltant à la recherche d'info pour vous la déposer à domicile. 

4. Huit ans après Pacem in terris , en 1971, le bienheureux Pape Paul VI s’est référé à la problématique écologique, en la présentant comme une crise qui est « une conséquence… dramatique » de l’activité sans contrôle de l’être humain : « Par une exploitation inconsidérée de la nature [l’être humain] risque de la détruire et d’être à son tour la victime de cette dégradation ». (2) Il a parlé également à la FAO de la possibilité de « l’effet des retombées de la civilisation industrielle, [qui risquait] de conduire à une véritable catastrophe écologique », en soulignant « l’urgence et la nécessité d’un changement presque radical dans le comportement de l’humanité », parce que « les progrès scientifiques les plus extraordinaires, les prouesses techniques les plus étonnantes, la croissance économique la plus prodigieuse, si elles ne s’accompagnent d’un authentique progrès social et moral, se retournent en définitive contre l’homme ». (3)

 

 5. Saint Jean-Paul II s’est occupé de ce thème avec un intérêt toujours grandissant. Dans sa première Encyclique, il a prévenu que l’être humain semble « ne percevoir d’autres significations de son milieu naturel que celles de servir à un usage et à une consommation dans l’immédiat ». (4) Par la suite, il a appelé à une conversion écologique globale. (5) Mais en même temps, il a fait remarquer qu’on s’engage trop peu dans « la sauvegarde des conditions morales d’une “écologie humaine” authentique ». (6) La destruction de l’environnement humain est très grave, parce que non seulement Dieu a confié le monde à l’être humain, mais encore la vie de celui-ci est un don qui doit être protégé de diverses formes de dégradation. Toute volonté de protéger et d’améliorer le monde suppose de profonds changements dans « les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés ». (7) Le développement humain authentique a un caractère moral et suppose le plein respect de la personne humaine, mais il doit aussi prêter attention au monde naturel et « tenir compte de la nature de chaque être et de ses liens mutuels dans un système ordonné ». (8) Par conséquent, la capacité propre à l’être humain de transformer la réalité doit se développer sur la base du don des choses fait par Dieu à l’origine. (9)

 

 6. Mon prédécesseur Benoît XVI a renouvelé l’invitation à « éliminer les causes structurelles des dysfonctionnements de l’économie mondiale et à corriger les modèles de croissance qui semblent incapables de garantir le respect de l’environnement ». (10) Il a rappelé qu’on ne peut pas analyser le monde seulement en isolant l’un de ses aspects, parce que « le livre de la nature est unique et indivisible » et inclut, entre autres, l’environnement, la vie, la sexualité, la famille et les relations sociales. Par conséquent, « la dégradation de l’environnement est étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine ». (11) Le pape Benoît nous a proposé de reconnaître que l’environnement naturel est parsemé de blessures causées par notre comportement irresponsable. L’environnement social a lui aussi ses blessures. Mais toutes, au fond, sont dues au même mal, c’est-à-dire à l’idée qu’il n’existe pas de vérités indiscutables qui guident nos vies, et donc que la liberté humaine n’a pas de limites. On oublie que « l’homme n’est pas seulement une liberté qui se crée de soi. L’homme ne se crée pas lui-même. Il est esprit et volonté, mais il est aussi nature ». (12) Avec une paternelle préoccupation, il nous a invités à réaliser que la création subit des préjudices, là « où nousmêmes sommes les dernières instances, où le tout est simplement notre propriété que nous consommons uniquement pour nous-mêmes. Et le gaspillage des ressources de la Création commence là où nous ne reconnaissons plus aucune instance au-dessus de nous, mais ne voyons plus que nous-mêmes ». (13)

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