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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 19:41
ACCUEILLIR DES REFUGIES EN FRANCE

Chers lectrices et lecteurs,

L'Europe entière est touchée par l'afflux de réfugiés depuis quelques temps. Rien de nouveau sous le soleil. Les deux dernières guerres ont été suivies de tels mouvements. Les plus anciens s'en souviennent. Et notre Pays, la France s'est enrichi de ces hommes et femmes. L'histoire, hélas, se répète. Diversement, chaque Etat de la Communauté Europenne s'apprête à prendre sa part ou à la refuser. Tout comme chacun de nous s'apprête à en accepter l'idée ou à la refuser.

N'était-il pas surprenant d'entendre hier à un journal télévisé, un homme d'âge assez avancé, ayant gardé un fort accent de son pays d'origine, refuser l'idée d'un tel accueil. Ainsi est la nature de l'homme!

Aussi, je me permets de soumettre à votre réflexion l'éditoral de Guillaume Goubert du journal La Croix. qui n'élude aucun question, aucune difficulté. La réalité est que, des hommes, des femmes, des enfants, dont la vie est menacée, frappent à notre porte. ALORS?

D’un ostracisme à l’autre

Certains maires affirment ne vouloir accueillir que des réfugiés de confession chrétienne.

Personne ne doit sous-estimer la difficulté que représente l’accueil des demandeurs d’asile. Personne n’a le droit de faire la leçon à ceux qui soulignent tel ou tel problème en raison de leur responsabilité dans la cité. Quand un maire demande comment justifier l’attribution de logements en priorité à des réfugiés alors que d’autres familles sont depuis longtemps sur des listes d’attente, il pose une vraie question. Il est important d’y réfléchir et d’imaginer des réponses. Laisser de côté de telles interrogations, c’est prendre le risque, à brève échéance, d’exposer au rejet ceux que la collectivité nationale se propose d’accueillir. Cependant, certaines réactions restrictives ne sont pas recevables. La première, d’une manière générale, est celle qui consiste à invoquer de multiples difficultés pour justifier de ne rien faire. On l’observe malheureusement à l’échelle de pays comme de communes. La seconde touche à la question du « tri » entre réfugiés. L’idée s’est imposée de donner la priorité aux demandeurs d’asile et de repousser ceux qui cherchent à fuir la misère. Cela peut se justifier en termes d’urgence mais il faut bien être conscient que la distinction entre les deux types de situation est très difficile à mettre en œuvre.

Il y a en tout cas une attitude qui doit être combattue avec la dernière énergie, c’est celle qui consiste à vouloir choisir les réfugiés en fonction de leur religion. Refuser des familles musulmanes en arguant de risques pour la sécurité publique ou d’une impossibilité d’intégration constitue tout simplement la version européenne du rejet des minorités religieuses ravageant le Proche-Orient. Ceux qui disent ici ne vouloir accueillir que des familles chrétiennes font en réalité le plus grand tort aux chrétiens d’Orient : l’ostracisme occidental servira d’alibi pour justifier l’ostracisme islamiste.

ACCUEILLIR DES REFUGIES EN FRANCE

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Le pédagogue 07/03/2016 22:01

Le pédagogue :


« La ruée migratoire », surtout depuis 2015, a poussé l’Union Européenne à décider d’un mécanisme dit de relocalisation pour les demandeurs d’asile.
Dans le cadre de ce programme, l’État en France s’est engagé à accueillir 30700 réfugiés.
135 personnes ont d’ores et déjà été accueillies.
150, en provenance de Grèce, ne vont pas tarder à l’être.
Ce qui va presque doubler le nombre des personnes accueillies en France où il est prévu d’accueillir 30700.
Mais comme dirait le défunt Driss Chraïbi, « petit à petit, le nid fait son oiseau ».
(Ce qui en France signifie petit à petit, l’oiseau fait son nid).
En attendant, il y a lieu de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler, « ce qu tout le monde sait ».
Depuis longtemps, bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, chassés par les horreurs répandues dans les pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système dominant qui a semé et qui sème encore, l’oppression partout.
En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga » (les brûleurs).
Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune (affrétées par des assassins qui gèrent un trafic qui rapporte des sommes colossales), de quitter l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs (comme l’Irak et la Syrie depuis peu), pour atteindre l’Europe, « la forteresse », où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent, ce qui n’est pas toujours le cas, comme « clandestins ».
« Lhrraaga » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, beaucoup brûlent (du verbe brûler, haraqa, hrq, hrg) tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, sont des contrées où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système dominant continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
Le système dominant a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Les pays d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « hrraaga » sont décidés à tout faire pour fuir les horreurs des es pays d’origine.
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes (sommes que les corrompus mis à la « tête des États » à qui elles sont destinées, ajoutent à tout ce qu’ils ne cessent de piller pour s’enrichir, encore s’enrichir, toujours s’enrichir à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force dite « Frontex » avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à protéger « la forteresse » des assauts des « miséreux », des « hors-la-loi », des « envahisseurs », des « terroristes », comme des médias ne cessent de le répéter sur tous les tons et à tous les temps.
« Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).