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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 20:32
PSYCHODRAME MUNICIPAL DANS L'AIN. QU'EN DIRE ?


 

Les impôts locaux flambent: psychodrame dans un village de l'Ain

Par Sandra LAFFONT | AFP – ven. 9 oct. 2015

Depuis quelques semaines, Revonnas, joli village de l'Ain vit dans un climat "malsain", "plus que tendu". La faute aux impôts locaux qui ont augmenté de plus de 70%! A tel point que la maire a démissionné et - hasard ? - s'est même fait agresser.

Des panneaux "conseil municipal démission", "nous sommes volés", "Revonnas en faillite - incompétence, faux", accueillent le visiteur de cette bourgade résidentielle de 850 âmes, située à une vingtaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse.

"C'est plus que tendu. Le dernier conseil municipal s'est fini au caillassage et la maire a été escortée par la police", raconte cet homme, en grande conversation avec des voisins devant chez lui. "Nous on est âgés, on veut pas s'en mêler mais une violence pareille, c'est pas possible", dit cette femme, reculant avec son plumeau sur le pas de sa porte à la vue d'un journaliste.

Depuis peu, la presse locale fait ses choux gras de l'affaire. L'hebdomadaire La Voix de l'Ain en a même fait sa dernière Une: "Revonnas, un vent de folie souffle sur la commune".

Tout a commencé lorsque le préfet a tiré la sonnette d'alarme cet été et saisi la Chambre régionale des comptes. En résumé, les prévisions budgétaires des élus ont été jugées "non sincères" avec des recettes surestimées et un (léger!) trou de 140.000 euros.

Mi-septembre, le couperet tombe: la part municipale des impôts locaux va augmenter de plus de 70%. Ce qui fera au final une augmentation des taxes d'habitation et foncière pour 2015 de près de 25%, soit 300 à 600 euros de hausse selon les estimations des uns et des autres.

"Atterrés", une centaine d'habitants ont monté un collectif. Et le dernier conseil municipal fin septembre avait des allures de Clochemerle, avec d'un côté des habitants exaspérés, hurlant "démission", jetant des pétards; et la maire, Caroline Zittel, penaude, sortant sous escorte policière. Quelques jours plus tard, sous la pression, elle démissionnait. Le lendemain, elle se faisait agresser devant chez elle. "Depuis elle a pris le large", fait-on savoir en mairie.

- "On n'est pas à Versailles !" -

Mais comment en est-on arrivé là ?

En 2007, la commune a fait un prêt d'un million d'euros pour la reconstruction de l'école. Ensuite, il a fallu mettre aux normes l'hôtel de ville. "L'impact de ces deux projets a fait qu'on en est arrivé là", répond à l'AFP Marie-Noëlle Bourguignon, première adjointe.

"Juste pour la rénovation de la mairie, il y en avait pour 423.000 euros! Près de 30.000 euros pour l'ascenseur, 53.820 euros pour la métallerie de l'unique balcon. Et vous voulez que je vous dise le meilleur? Plus de 6.000 euros pour un bac à fleurs!", s'égosille-t-on au collectif pour la transparence de la gestion communale.

"Ils ont fait des investissements démesurés. Madame la maire voulait une salle d'apparat au 1er étage mais on n'est pas à Versailles ici! La soirée du 11 novembre a été arrosée avec du champagne Cordon Rouge. Mais quand les feuilles d'automne envahissent les rues, là, il n'y a personne pour les ramasser", poursuit le collectif dont les membres souhaitent rester anonymes.

Pour autant, ils se défendent de toute violence. "Maintenant que le lièvre est levé, on veut juste qu'ils démissionnent". Mais l'équipe municipale a pris ses distances avec l'ex-maire. "On a été un peu bluffé, on regrette de ne pas avoir été plus loin dans nos investigations", soutient la première adjointe qui appelle "les bonnes volontés à se rejoindre".

Contactée par l'AFP, la préfecture de l'Ain "invite les élus locaux à prendre leurs responsabilités et les administrés à faire preuve de calme dans cette période difficile". "Le suffrage universel auquel les citoyens seront à nouveau appelés (une élection partielle a minima, ndlr) devrait favoriser un retour à la sérénité", ajoute-t-elle.

Pas sûr cependant que l'arrivée imminente des avis d'imposition dans les boîtes aux lettres ne calme les esprits...

Chers lectrices et lecteurs, bonjour !

Cet article de Sandra LAFFONT | AFP du ven. 9 oct. 2015, relate une histoire malheureuse d'une municipalité qui se trouve en grandes difficutés de par une gestion hasardeuse, semble-t-il.

Rien à voir avec notre municipalité naturellement sur le plan financier.

On peut toutefois se demander comment on peut en arriver à cette extrémité.

Que nous dit cet article ? Que peut en dire votre blogueur, sur certains points?

Depuis quelques semaines, Revonnas, joli village de l'Ain vit dans un climat "malsain", "plus que tendu"

A la lecture des commentaires du blog, on peut retrouver quelques airs de climat ''malsain'' et ''tendu'' dans notre beau village de Villey.

Tout a commencé lorsque le préfet a tiré la sonnette d'alarme cet été et saisi la Chambre régionale des comptes. En résumé, les prévisions budgétaires des élus ont été jugées "non sincères" avec des recettes surestimées et un (léger!) trou de 140.000 euros.

Comment une telle situation peut-elle se produire? La maire concernée n'était-elle pas entourée de 14 conseillers municipaux? Comment un tel budget peut-il être voté? Les élus se sont-ils formés à l'étude des documents financiers de leur commune? Quelle est la capacité de nos propres élus à analyser un budget communal, pour ne citer que cet aspect de la gestion?

"Atterrés", une centaine d'habitants ont monté un collectif.

Les révonnasiens ne sont pas restés passifs. Ils ont réagi, mais sans doute trop tardivement ! C'est, comme partout en France sans doute, les citoyens votent sans bien se soucier de la capacité réelle de ceux qu'ils élisent. Le vote passé, les mêmes citoyens négligent d'exercer leur devoir de contrôle en suivant les réunions du Conseil Municipal.

Une centaine de révonnasiens s'est levée. C'est 12% de la population.

Notre village a connu au lendemain de l'élection de 2014 un événement peu glorieux au sein même de l'équipe gagnante. Combien de villicusiens ont-ils réagi ? 12%, c'eût été plus de 40 personnes !

"Maintenant que le lièvre est levé, on veut juste qu'ils démissionnent".

Une extrémité qui aurait pu être évitée par une vigilance permanente des citoyens ordinaires et l'exercice de la fonction d'élu plus professionnelle ! Où en est-on sur ce point dans notre beau village de Villey ?

"Ils ont fait des investissements démesurés. Madame la maire voulait une salle d'apparat au 1er étage...

Ils? C'est l'ensemble des élus incapables de s'opposer frontalement aux désirs immodérés de leur leader... Quelle est la capacité réelle de nos conseillers à réagir ?


 

Mais l'équipe municipale a pris ses distances avec l'ex-maire. "On a été un peu bluffé, on regrette de ne pas avoir été plus loin dans nos investigations", soutient la première adjointe qui appelle "les bonnes volontés à se rejoindre".

Une fois encore, quelle naïveté ! Une naïveté coupable ! Pourtant Madame la première adjointe ne semble pas manquer d'audace en appelant les bonnes volontés à ''se rejoindre'' ! Sans doute derrière elle, comme si elle n'était responsable de rien ! Non, pas de confiance aveugle ! Creuser les dossiers avant qu'il ne soit trop tard !

Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux votre négligence, votre passivité, votre silence font de vous des complices objectifs de toutes les décisions que vous aurez votées en vous étant laissés ''bluffer'' comme dit la première adjointe de Revonnas !

Rappelons-nous ou plutôt, rappelez-vous, anciens de Villey, l'affaire du ''Resto de la gare'' ! Négligence coupable des conseillers de l'époque ! Confiance aveugle au leader, toujours !

la préfecture de l'Ain "invite les élus locaux à prendre leurs responsabilités et les administrés à faire preuve de calme dans cette période difficile"

Monsieur le Préfet n'aurait pas à conseiller de telles lapalissades, si, élus et citoyens se comportaient en femmes et hommes responsables exerçant leurs devoirs pour les premiers et leurs droits pour les seconds !

À bientôt, à très bientôt.

Votre blogueur militant, agitateur d'idées, lanceur d'alerte, poil à gratter. Et aussi, colibri, bec ouvert, virevoltant à la recherche d'info pour vous la déposer à domicile.

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