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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 19:47
SOEUR AGATHE? LA CONNAISSEZ-VOUS?

Du journal La Croix du 6 août 2016“    

 

Sœur Agathe  a sorti son premier album  en 2014.

 

tElle revient sur  sa joie à toute épreuve, principalement alimentée par Dieu. « La joie, je la trouve en Dieu, dans un compagnonnage quotidien avec lui, au gré d’une vie toute simple. Ma plus grande joie, c’est d’être consacrée à lui. C’est ce que je dis souvent en concert, lorsque je chante l’un de mes titres, Mon âme a soif de toi. La source de ma joie, c’est Dieu. Quand il y a des coups durs, des épreuves, c’est à elle que je reviens. Dans la tempête, quand le bateau tangue telle une coquille vide, Dieu, lui, ne bouge pas. Je l’ai souvent expérimenté, notamment dans les moments de crise que j’ai pu traverser. Quand tout semblait s’en aller, quand les joies humaines et matérielles paraissaient déserter, c’est là que j’ai goûté à la présence de Dieu, à sa fidélité. C’est le rocher qui me fait tenir. Passer par des épreuves m’a beaucoup aidée à être plus indulgente à l’égard des gens qui doivent en affronter, alors que mon tempérament volontaire m’a longtemps fait penser qu’il suffisait de vouloir pour s’en sortir. Parce que j’ai vécu ces moments, je sais que, parfois, seul Dieu est là. Dans l’épreuve, je ne parlerais pas de joie mais de paix. Une paix plus profonde que sensible, d’ailleurs. Quand la tempête passe, quand vous pouvez vous appuyer sur cette assise intérieure, alors la joie revient. Celle d’écouter le chant d’un oiseau, celle d’entendre un enfant parler de sa relation à Dieu après une célébration que j’ai animée, celle de répéter avant un concert avec les musiciens, celle, toute fraternelle, de jouer avec ma sœur de communauté, celle de chanter avec le peuple de Dieu à la messe du dimanche… Ma joie, c’est de voir comment Dieu agit dans la simplicité des choses. » Recueilli par Bruno Bouvet (à Nantes)

SOEUR AGATHE? LA CONNAISSEZ-VOUS?

Nantes (Loire-Atlantique) De notre envoyé spécial

 

Elle est bien la seule à s’en étonner. Oui, Sœur Agathe a été surprise que La Croix la sollicite pour incarner l’un des « Témoins de la joie » de sa série estivale. Pourtant, ne portet-elle pas la joie sur le visage avec une telle permanence qu’elle en paraîtrait presque suspecte aux yeux des blasés et des sceptiques ? Le sourire juvénile et lumineux qu’elle affiche n’est-il pas le meilleur argument « publicitaire » pour l’engagement dans la vie religieuse ? La remarque la fait éclater de rire, avec cette spontanéité qui convainc vite que, chez elle, rien n’est feint. Peut-être parce que la vie, et la vie religieuse en particulier, n’a pas toujours donné le sourire à Florence Dutrey, 38 ans, devenue Sœur Agathe. « Je ne suis pas sûre d’être d’un tempérament joyeux, je suis plutôt une perfectionniste qui a naturellement tendance à voir ce qui reste à faire, plutôt que ce qui a été accompli. » De même, elle qui a enregistré trois CD pour chanter l’amour de Dieu (lire les repères), elle qui fait hurler de rire Sœur Marie-Anne avec qui elle forme une petite communauté d’oblates bénédictines apostoliques dans le centreville de Nantes en lui interprétant des génériques de dessins animés de Walt Disney – notamment La Petite Sirène, qu’elle connaît par cœur – se définit comme timide. Ce jour-là, dans la salle à manger du prieuré de l’église SainteCroix, un ancien presbytère où les deux jeunes consacrées sont installées depuis deux ans, l’aveu laisse Sœur Marie-Anne interloquée. Il est suivi de confidences manifestement inédites. « Quand j’étais adolescente, je détestais les cours d’anglais. Chaque fois que la prof me donnait la parole en m’appelant Wendy, le prénom anglais qui m’avait été attribué, je sursautais, bredouillais et rougissais », raconte Sœur Agathe.
Deuxième d’une fratrie de quatre, elle vivait alors sa timidité comme un véritable handicap, malgré un environnement familial joyeux et serein où elle a été éduquée dans la foi catholique. En classe de seconde, elle sonne la révolte intérieure. En cachette de ses parents, cette battante, dont Sœur Marie-Anne dit avec humour qu’elle n’est pas « un mollusque spirituel », s’inscrit à l’atelier théâtre du lycée de Limoges, où elle a grandi. Nouvelle désillusion : aucun rôle ne lui est attribué dans Iphigénie ou le péché des dieux, de Michel Azama, la pièce prévue pour la fin d’année, car elle n’a pas convaincu durant les exercices d’improvisation.

SOEUR AGATHE? LA CONNAISSEZ-VOUS?

« Le Bon Dieu n’a pas droit qu’aux restes… »
« Sœur Agathe rayonne de joie, tout le monde le voit et cela ne s’explique pas ! Mais attention, il ne faut pas confondre cette joie avec un optimisme béat ou une quelconque bonne humeur permanente. Je pressens qu’elle a des aspérités, je sais qu’elle a traversé des épreuves mais je ne l’ai jamais vue arriver à nos réunions en faisant la tête… La joie de Sœur Agathe, constante et contagieuse, émane d’ailleurs, et il est évident que ce qu’elle a choisi d’être la rend heureuse. Sa joie n’est pas un camouflage, et ça vaut tous les discours sur la foi ! Évidemment, le choix de cette jolie et jeune sœur interroge. Pourquoi a-t-elle renoncé à la maternité, par exemple ? Mais, en y réfléchissant, je me dis que le Bon Dieu n’a pas droit qu’aux restes… Il prend le meilleur et il a bien raison ! Je fais partie d’une génération qui a des religieuses une image plus figée, plus austère. Sœur Agathe n’a pas renoncé à son apparence et c’est tant mieux. Elle n’a pas renoncé non plus à sa pétulance. Elle rend les gens joyeux autour d’elle, elle les libère. En un mot, elle donne envie de croire… » Recueilli par Bruno Bouvet (à Nantes)

SOEUR AGATHE? LA CONNAISSEZ-VOUS?

L’amour inconditionnel du Père

 

C’est une image qui ne la quitte jamais, collée sur un modeste bout de carton. Sœur Agathe l’a découpée, il y a dix ans, un dimanche, sur une feuille paroissiale, à l’époque où elle faisait son noviciat dans la communauté nouvelle à laquelle elle appartenait alors. Cette représentation – dont l’auteur n’est nullement identifié – de la parabole du fils prodigue l’a beaucoup touchée. Car la jeune consacrée y a trouvé l’écho intense de l’expérience spirituelle qu’elle a faite elle-même, celle de « l’amour du Père pour ses enfants ». Pleine d’émotion, elle décrit cette scène dont la reproduction est constamment glissée dans le livre de la Liturgie des heures, qui l’accompagne chaque jour : « J’aime la proximité manifestée par le Père : il accueille l’enfant qui vient à lui, il ne le repousse pas mais au contraire se jette devant lui pour l’embrasser tendrement et le serrer contre lui. » De cette image qu’elle aime tant, Sœur Agathe a tiré un enseignement, vital pour elle : « Dieu s’adresse à nous tous et il nous aime tels que nous sommes, avec nos  faiblesses, sans nous juger. Forts de cette certitude,  nous pouvons tout vivre… » Bruno Bouvet (à Nantes)

Ecoutez-la quelques instants sur

youtube!

 

https://www.youtube.com/watch?v=ef_aZIVa_Hs

 

https://www.youtube.com/watch?v=CkMhk66sjVE&list=PL1nL8HRRj6UMyw1zvJt260keNWj_OUzLu

 

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