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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:43

Le pape François refuse

 

d’identifier l’islam à la

 

violence

 

La fraternité face à la violence Aux

JMJ de Cracovie, le pape François a

appelé à s’engager contre les

violences, en résonance avec les

rencontres interreligieuses  en

France ce week-end 

UNE SEMAINE APRES L'ASSASSINAT DU P. HAMEL

Journal La Croix du 3 août 2016  Editorial de Dominique Greiner

 

Plus jamais ça


Les funérailles du P. Jacques Hamel ont été célébrées hier après-midi P. 11 L’émotion était palpable dans l’assistance venue hier à la cathédrale de Rouen pour rendre un dernier hommage au P. Jacques Hamel, assassiné une semaine auparavant dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux jeunes djihadistes. Depuis cet acte odieux qui visait explicitement la communauté chrétienne, les responsables catholiques et musulmans se sont fortement mobilisés pour contredire l’idée que nous serions en train d’assister à une guerre des religions. Mgr Dominique Lebrun, qui présidait les funérailles, l’a de nouveau exprimé en saluant la présence de fidèles des communautés juive et musulmane, « très marquées et déjà décidées à s’unir pour plus jamais ça ». Les liens fraternels qu’entretiennent les responsables des diverses confessions religieuses sont anciens. Mais depuis une semaine, un nouveau pas semble avoir été franchi : vendredi dernier, des chrétiens se sont rendus à la mosquée pour la grande prière ; ce week-end, des fidèles musulmans ont osé franchir le seuil des églises pour assister à la messe dominicale. Devant le défi de la barbarie qui prétend puiser aux sources de la tradition islamique, ces gestes peuvent apparaître insignifiants. C’est vrai qu’ils ne suffiront pas pour mettre fin aux attentats terroristes.  Ils ne sont pourtant pas anodins. Ils manifestent qu’en France, des personnes de confessions différentes sont capables de mettre leur force intérieure au service de la défaite de la violence. N’en déplaise aux tenants d’une conception étroite de la laïcité, les responsables politiques peuvent et doivent compter avec les religions pour lutter contre toutes les formes d’obscurantisme, au lieu de vouloir refouler le nom  de Dieu hors de l’espace public.  À défaut, le « plus jamais ça »  restera un vain mot.

UNE SEMAINE APRES L'ASSASSINAT DU P. HAMEL

Une onde de solidarité

Après le meurtre abject du père Jacques Hamel, et contrairement à ce que l’on pouvait redouter, une onde de solidarité a gagné la France. Des chrétiens, des musulmans, des juifs et des athées se sont réunis dans le chagrin. Des politiques ont renoncé aux invectives et aux outrages. Des maires communistes et des évêques ont partagé le même recueillement. Des imams et des curés ont prié ensemble. Tout cela redresse notre espérance commune.

Mais nous n’en sommes pas quittes pour autant avec la violence qui habite nos sociétés. Pensons à celle qui hante l’école, à l’insécurité de certains quartiers ou des transports en commun, à la délinquance adolescente, aux brutalités domestiques ou aux incivilités de toute sorte. Sans parler de la violence dans les médias. Ce qui frappe, c’est l’insuffisance du discours que ces violences, jour après jour, suscitent. Tout se passe comme si nous avions oublié que la violence était l’état naturel des sociétés. Un état « naturel » qu’il s’agit, justement, de refuser, de contenir, de combattre.

Dans l’histoire, c’est contre cette violence « fondatrice » que les sociétés humaines ont cherché à se prémunir. C’était l’objectif initial de créations culturelles aussi considérables que le droit, la citoyenneté, la morale, voire la simple politesse ou la civilité. Mais la paix entre les hommes n’est jamais acquise. Elle demeure un « projet ».

D’une génération à l’autre, les règles minimales qui sont transmises – l’éducation au sens large – visent à ce résultat. Il faut une longue sédimentation de générations, maintes décennies, pour constituer en quelque sorte des types humains ayant intériorisé une acceptation spontanée de la règle commune. Or ce passage de relais semble aujourd’hui grippé.

On en connaît les raisons : crise de la famille, de l’école, des grandes cultures intégratrices, etc. Après avoir fait si longtemps l’éloge de la transgression, de l’individualisme, du cynisme, à force d’avoir chanté sur tous les tons le refus des règles, des contraintes et des vertus civiques, on a dissipé un capital éducatif accumulé au cours des siècles. Il s’agit de le reconstituer.

Ce qui stupéfie les magistrats, les enseignants ou les travailleurs sociaux lorsqu’ils sont confrontés aux délinquants en culotte courte, c’est de rencontrer des enfants qui ne savent plus opérer de distinction entre le permis et l’interdit, le bien et le mal. Nombre de garçons et des filles sont comme désaffiliés du corps social. Ils n’ont pas reçu en héritage les repères minimaux qui fondent ce que Norbert Elias appelait la « civilisation des mœurs ».

Comme nous l’ont rappelé certains témoignages – notamment celui des religieusesprésentes dans l’église –, la douceur évangélique nous dissuade de toute réaction vengeresse. Certes, il faut combattre le terrorisme, mais sans oublier que la violence n’est pas seulement le fait de quelques « tueurs ». Virtuellement, elle habite aussi chacun d’entre nous. La philosophe Simone Weil le disait magnifiquement en 1939, dans ses Réflexions sur la barbarie : il faut aussi« regarder en face les monstres qui sont en nous »

UNE SEMAINE APRES L'ASSASSINAT DU P. HAMEL

À la fin de son homélie, Mgr Lebrun

appelle tous les baptisés « à visiter

une église dans les jours qui

viennent pour dire (leur) refus de

voir souiller un lieu saint » et «

affirmer que la violence ne prendra

pas le dessus dans (leur) cœur. Le

15 août serait un jour propice »,

précise-t-il, relayant l’appel lancé la

veille par Mgr Pontier, à prier pour

la France et à faire sonner les

cloches à midi, le jour de la fête de

l’Assomption. Gauthier Vaillant


ET CHEZ NOUS,

 

A VILLEY,

 

EST-IL POSSIBLE

 

POUR LE BAPTISE 

 

LAMBDA

 

D'ENTRER DANS

 

L'EGLISE

 

DE SON VILLAGE?

 

 

 

ET CHEZ NOUS,

 

A VILLEY,

 

LES CLOCHES

 

SONNERONT-ELLES 

 

LE 15 AOÛT 2016

 

A MIDI

 

TOUTE VOLEE? 

 

EN PLUS DE L'ANGELUS 

 

HABITUEL?

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