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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:01

Dans « El Pais »‘, le pape renvoie aux leçons de l’histoire, à Hitler notamment

 

Extraits:  23 JANVIER 2017

On ne peut jamais confisquer le «dialogue» d’un peuple avec ses voisins, estime le pape François qui renvoie aux leçons de l’histoire dans un entretien accordé au quotidien espagnol « El Pais » dans lequel il évoque ces moments de « crise » où les peuples cherchent un « sauveur » qui restitue une « identité » et défendre « par des murs ». Il évoque la crise des réfugiés, la situation des femmes, et la violence contre elles, mais aussi sa préoccupation quand l’Eglise se retrouve « anesthésiée par la mondanité » au point de se tenir loin des problèmes des gens. 

 

 

A PROPOS DU POPULISME... SELON FRANҪOIS.........ET CHEZ NOUS?

Pour moi le cas le plus typique des populismes au sens européen du terme, c’est le 1933 allemand. Après [Paul von] Hindenburg, la crise de 29, l’Allemagne anéantie, cherche à se relever, cherche son identité, cherche un leader, quelqu’un qui lui rende son identité et il y a un gars qui s’appelle Adolf Hitler et qui dit : « Moi, je peux, moi, je peux ». Et toute l’Allemagne vote pour Hitler. Hitler n’a pas volé el pouvoir, il a été élu par son peuple, et ensuite, il a détruit son peuple. Voilà le danger. Dans les moments de crise, le discernement ne fonctionne pas, et pour moi c’est une référence continuelle. Nous cherchons un sauveur qui nous restitue une identité, et nous nous défendons par des murs, des câbles, n’importe quoi, contre les autres peuples qui pourraient nous enlever notre identité. Et c’est très grave. C’est pour cela que je dis toujours : dialoguez entre vous, dialoguez ! Mais le cas de l’Allemagne de 1933 est typique, un peuple qui se trouvait dans cette crise, qui a cherché son identité, et ce leader charismatique est apparu qui a promis de lui donner une identité, et il leur a donné une identité déformée, et nous savons ce qui s’est passé. Est-ce que les frontières peuvent être contrôlées ? Oui, tout pays a le droit de contrôler ses frontières, qui entre et qui sort, et les pays qui sont en danger – du fait du terrorisme ou des choses de ce style – ont plus de droit à les contrôler davantage, mais aucun pays n’a le droit de priver ses citoyens du dialogue avec ses voisins. »

A PROPOS DU POPULISME... SELON FRANҪOIS.........ET CHEZ NOUS?

Mais ce qui préoccupe le plus le pape, c’est aussi les « disproportions économiques » dans le monde : « Qu’un petit groupe de l’humanité détienne plus de 80% de la fortune mondiale, avec ce que cela signifie pour l’économie liquide, où, au centre du système économique il y a le dieu argent et pas l’homme te la femme, l’humain ! On crée ainsi la culture du rebut ».

A PROPOS DU POPULISME... SELON FRANҪOIS.........ET CHEZ NOUS?

Et notre belle France,

est-elle tentée, elle aussi,

par une forme de populisme?

A PROPOS DU POPULISME... SELON FRANҪOIS.........ET CHEZ NOUS?

Les élections régionales se sont soldées par une nouvelle et forte poussée du Front national en France. Dans le reste de l’Europe, les parties populistes ont également le vent en poupe et participent même au pouvoir dans cinq pays de l’Union.

Mer, 16/12/2015 - 14:50

Par  

myeurop avec  

RFI Accents d'Europe

Source:

http://fr.myeurop.info/2015/12/16/le-populisme-progresse-en-france-et-s-installe-en-europe-14456

 

Même si le Front national n’a pas remporté de régions dimanche soir, les élections régionales françaises ont été marquées par une forte poussée des nationaux-populistes qui disposent à présent de 358 conseillers régionaux. Face à la montée du FN, les partis traditionnels se sont profondément divisés.

A gauche, la direction du PS a imposé le “retrait républicain” en cas de triangulaire défavorable à la gauche. Pour la plupart des sympathisants socialistes, écologistes ou se réclamant de la gauche de la gauche, le FN reste un parti d’extrême droite à tendance fascisante qu’ils refusent de ce fait de considérer comme un parti républicain ou, au moins, un parti “comme les autres”.

A droite, l’opposition exprimée ou implicite face au “ni-ni” imposé par Nicolas Sarkozy laissera des séquelles durables. En attendant, la droite “décomplexée” dont parle l’actuel président de “Les Républicains” pense que le FN est une formation populiste qui se nourrit de l’exaspération d’une partie de la population victime de la crise et désemparée face aux conséquences de la mondialisation.

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