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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 16:29
PRESIDENTIELLE.... LES JOURS APPROCHENT... ON ESPERE ICI..... ON TREMBLE LA......

François Ernenwein du journal La Croix (Extraits)

Bien malin (ou bien audacieux) qui peut dire ce qui se passera dans les urnes le 23 avril : à vingt jours du scrutin, près de 40 % des électeurs se déclarent toujours incertains de leur vote. Beaucoup pourraient même choisir l’abstention, en général assez faible dans ce type d’élection. Ce constat peut sembler inquiétant. C’est, bien sûr, le reflet d’un jugement sévère des Français sur la campagne électorale, largement dominée par l’écho des affaires, beaucoup plus sonore que les discussions sur les programmes ou le débat d’idées. 

PRESIDENTIELLE.... LES JOURS APPROCHENT... ON ESPERE ICI..... ON TREMBLE LA......
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PRESENTATION PAR ORDRE

 

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De nombreux électeurs

sont encore indécis


Plusieurs incertitudes pèsent encore sur l’issue  du premier tour de l’élection présidentielle. Elles portent notamment sur le taux de participation et le choix final de nombreux électeurs encore indécis. L’élection présidentielle n’est pas jouée. Parce qu’il reste une vingtaine de jours de campagne d’ici au 23 avril. Surtout, parce que le choix des Français est toujours incertain. Selon le sondage quotidien de l’Ifop pour Paris Match, l’indice de participation au premier tour est de 65 %. Or le scrutin présidentiel est traditionnellement celui où les Français votent le plus. La participation la plus basse a été de 72 % en 2002. Ensuite, elle a tourné autour de 80 % en 2007 (84 %) et 2012 (79 %). Ce qui signifie, si cette an
née ne constitue pas une exception, que de nombreux électeurs qui déclarent actuellement s’abstenir pourraient finalement se rendre aux urnes. Ce pourrait être notamment le cas d’électeurs de droite aujourd’hui déstabilisés par la mise en examen de François Fillon (emplois présumés fictifs de son épouse) et les révélations sur son train de vie, décalées par rapport à son image. À 17-18 %, ses intentions de vote ne correspondent en effet pas au poids réel de sa famille politique. Elles étaient de 25 % avant sa mise en cause judiciaire, fin janvier. Autre donnée susceptible de bouleverser la donne d’ici au premier tour : la sûreté du vote. Les électeurs de Marine Le Pen, sûrs de leur choix à plus de 80 %, de même que le noyau dur resté fidèle à François Fillon, sûr à plus de 70 % – passé un « trou d’air » lors de sa mise en examen mi-mars –, sont les plus solides. Ceux de JeanLuc Mélenchon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron restent fragiles, 35 à 45 % d’entre eux pouvant encore changer d’avis. Des chiffres qui laissent la porte ouverte à des changements de l’ordre d’arrivée des candidats.
Vers qui les indécis pourraientils se tourner ? Tout dépend où ils se situent sur l’axe droite-gauche, avec deux zones de fortes hésitations. Première zone, le centre de l’échiquier. 60 % seulement des électeurs de François Bayrou en 2012 déclarent vouloir se déplacer à la présidentielle. Cette hésitation s’explique notamment par la présence d’un membre du PS issu de l’aile gauche du parti, Benoît Hamon, et d’un prétendant LR dont la campagne s’est resserrée, après le départ des juppéistes, sur les sarkozystes et Sens commun (émanation de « La manif pour tous »). Bref, des électeurs de gauche modérée habitués à voter pour le PS et de droite modérée pour LR ne se retrouvent cette fois plus dans les candidats de ces partis. Ce qui explique le phénomène Macron, accentué par le ralliement de François Bayrou fin février : à partir de là, le candidat de centre gauche s’est stabilisé à 25 %, distançant durablement François Fillon. Ce dernier peut toutefois reconquérir une partie des voix, d’autant plus que seuls 57 % des sympathisants UDI, parti de centre droit qui soutient sa candidature, déclarent pour l’instant vouloir se rendre aux urnes. Seconde zone de fortes hésitations : la gauche antilibérale, de l’extrême gauche aux « frondeurs » antigouvernementaux du PS, avec la compétition entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Depuis le débat entre cinq des onze candidats, les courbes entre les deux hommes se sont croisées : le candidat de « La France insoumise » est désormais à 15 %, celui du PS à 10 % seulement. Un phénomène Mélenchon déjà perceptible en 2012, mais qui ne s’était pas confirmé le jour du scrutin.

Laurent de Boissieu du journal La Croix
 

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