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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 06:34
LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................
LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................

Quilles

Sur la plage après la tempête, il ne reste que des branchages pourris, des vieux pneus ramenés du large, des planches rescapées de naufrages anciens, des algues noires, des pierres brillantes d’humidité. Des filaments, des filets, des filoches dégoulinantes. Ce n’est pas un très beau spectacle que ce calme revenu. Les riverains se désolent et l’on entend déjà des disputes sonores, des vociférations,  des règlements de comptes. Il a joliment réussi son coup, Emmanuel Macron, lui dont le but initial était de faire valdinguer la « vieille politique » et de ramener la France à la raison. Ce qu’il a raté, c’est le rationnel, l’unité des Français. L’émiettement est général, la dispute résonne de toutes parts, les discours ont des allures de salves automatiques, ils sourdent les haines rentrées et les rivalités ouvertes. Les moribonds  piétinent les moribonds, les fantômes frustrés s’entrebattent. Le silence du soulagement d’après 20 heures n’aura duré que quelques minutes, le temps d’une longue marche solitaire et nocturne dans la cour Napoléon du Louvre la nuit du 7 au 8 mai. Depuis, quel hourvari !  Quel tollé cacophonique ! Les vaincus de toutes espèces, encore au sol, rampent les uns vers les autres avec rage, des éclairs dans les yeux. La droite s’étripe autour de l’héritage de Sarkozy et de la dépouille de Fillon. L’extrême droite ne va pas tarder à régler ses comptes au château de Montreriendutout et la jeune et jolie Marion s’éloigne du ring, avec une prudence légitime, peut-être calculatrice, laissant à sa tante le soin d’arbitrer les querelles des costauds. Pour les législatives, Mélenchon ira seul à la bataille, comme d’habitude, brouillé qu’il est avec le Parti communiste, qui ne cesse de se survivre à lui-même. Debout la France est plaqué au sol par la faute de 
son chef après qu’il a vendu son âme au diable. Les socialistes ont explosé en vol et leurs flammèches retombent lamentablement comme les étoiles d’un feu d’artifice. Leur chef menace dans le vide, leur candidat est signalé disparu. Hollande fait ses adieux. Terrible bilan, en somme, de ce jeu télévisé qui s’est déroulé durant des mois sous nos yeux, affligés ou ravis, selon notre degré de cynisme et de désabusement ou selon notre appétit pour le romanesque bas de gamme.

Débat


Parmi les nombreux épisodes qui marqueront notre mémoire, il faut réserver une place de choix à la soirée du 3 mai 2017  et au débat télévisé, sur France 2, entre les deux candidats sélectionnés après le premier tour. Ce moment fut humainement étrange et inexpliqué. Chacun constata ce soir-là, en direct,  que la candidate du Front  national, celle qui voulait « remettre de l’ordre » dans le pays, avec ses outrances, sa violence et ses agressions verbales aux limites de l’insulte vis-à-vis de son concurrent poli, était, sarcasmes après rictus méprisants, en train de creuser la tombe de sa candidature et d’enterrer avec acharnement les espérances de ses partisans, comme beaucoup, après, le reconnaîtraient. Que s’est-il donc passé dans la tête de Marine Le Pen, lors de ce fameux débat qu’un journal de droite, le lendemain, qualifia de « naufrage » ? Quelle corde avait vibré en elle pour lui faire adopter ce ton, ces attitudes, ces coups bas, ces méchancetés et ces mensonges visibles ? Était-ce délibérément qu’elle avait présenté ce visage de caricature imité des « unes » de Charlie Hebdo ? Au nom de quelle tactique bizarre avait-elle choisi de se faire détester un peu plus par ceux qui la détestaient déjà 
et faire douter ceux qui avaient pour elle attachement et estime ? Il y a évidemment la thèse du suicide politique en direct. Cette peur de gagner qui saisit les plus forts en gueule au moment essentiel et fait dire à une voix intérieure : « N’y va pas », « arrête les frais, tout ça n’a pas de sens ». Cette manière spectaculaire  de s’éloigner des Français était pathétique après tant et tant de semaines à vanter « la France apaisée ». Un énorme « acte manqué », ce 3 mai, signa la fin de la partie devant le peuple abasourdi. La battante serait battue et le dimanche suivant, on pourrait aller vers les urnes en sifflotant, toute angoisse évaporée. Les commentateurs qui ont affirmé sur toutes les chaînes que ce débat était celui qui marquerait le moins l’histoire des duels télévisés de fin de campagne  se sont trompés. Il restera comme l’affleurement incroyablement spectaculaire et effi- cace de l’inconscient en politique. 
On ne peut pas vouloir le pouvoir quand on se comporte ainsi devant les millions de gens dont vous demandez les suffrages.

Suites
 

Maintenant l’homme seul de la cour Napoléon va devoir faire ses preuves, avec ceux qui voudront bien le soutenir. Il faudra qu’il se souvienne de tous ceux qui ont voté pour lui du bout des lèvres pour échapper au pire – qu’on le remercie d’avoir écarté de notre route. Il devra faire le tri entre les alliés opportunistes qui, dès le lundi, ont piétiné devant sa porte ou cherché à le joindre par téléphone. Il devra déterminer de qui la France aura besoin parmi la « société civile », dont on ne sait pas trop ce qu’elle recouvre : vous et moi, tout le monde ? Quand on a entendu, dès le soir de son élection, les porteparole des vaincus se disputer pour savoir qui, demain, serait le plus opposant au nouveau président, on s’est douté que le « Macron bashing » ne tarderait guère et que sa route ne serait pas un chemin de roses. C’était à qui serait le plus menaçant, le plus négatif, le plus revanchard. L’on vit dès les jours suivants que tous ces gens, les battus,  les humiliés s’opposeraient en effet avec virulence et énergie. Les uns aux autres… Réconcilier les Français ?  Bon courage, jeune homme !

Br. F.
 

LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................

C'est comme au lendemain de

chaque élection, y compris

municipale.

 

Maintenant que va-t-on faire, nous, simples citoyens?

 

Que peut-on faire, nous, simples citoyens?

 

Que veut-on faire, nous, simples citoyens?

LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................

Et si on se le disait,

 

bien simplement,

 

bien sincèrement,

 

sans haine et sans crainte!

LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................

Je ne suis qu'une petite roue, rouillée.

Entre deux pierres, abandonnée.

Le randonneur, bienveillant s'est agenouillé.

Pour votre joie, aujourd'hui, est présentée. 

LA PANIQUE EST GÉNÉRALE!...................... RESTONS CALME!....................

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